Passoires thermiques : Le point sur la situation en ce début 2026
Vous avez froid l'hiver malgré le chauffage à fond ? Vos factures d'énergie explosent ? Vous habitez peut-être une « passoire thermique ». Depuis la Loi Climat et Résilience, la chasse aux logements énergivores est ouverte, et le calendrier s'accélère. Si l'interdiction de louer les logements classés G est officiellement entrée en vigueur le 1er janvier 2025, l'année 2026 marque une nouvelle étape cruciale avec des ajustements techniques qui pourraient tout changer pour vous.
Chez Roomlala, nous savons que se loger est un besoin primaire et que la complexité des lois peut parfois effrayer. Pas de panique ! Nous décryptons pour vous ce que signifie être locataire d'un logement classé G en 2026, vos droits, vos recours, et la grande nouveauté du 1er janvier concernant le calcul du DPE.
1. Logements G : Une interdiction de louer confirmée et renforcée
Depuis le 1er janvier 2025, en France métropolitaine, il est interdit de signer un nouveau bail pour un logement classé G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Ces logements sont désormais considérés comme « indécents » au regard de la loi.
Mais attention, cette mesure ne concerne pas uniquement les nouveaux arrivants. Si vous êtes déjà locataire et que votre bail arrive à renouvellement ou reconduction tacite en 2026, votre propriétaire a l'obligation de vous fournir un logement décent. Concrètement, cela signifie qu'il ne peut plus vous louer ce bien en l'état sans réaliser de travaux de rénovation énergétique.
De plus, rappelez-vous que le gel des loyers s'applique toujours : pour tout logement classé F ou G, aucune augmentation de loyer n'est permise (ni à la révision annuelle, ni au renouvellement du bail) depuis août 2022.
2. La nouveauté du 1er janvier 2026 : Le nouveau calcul du DPE
C'est la grande nouvelle de ce début d'année qui pourrait jouer en votre faveur (ou celle de votre propriétaire). Depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du DPE a évolué, spécifiquement pour les petits logements (< 40m²) et ceux chauffés à l'électricité.
- Le changement : Le coefficient de conversion de l'électricité (qui pénalisait les chauffages électriques) a été abaissé de 2,3 à 1,9.
- L'impact : De nombreux logements classés G pourraient mécaniquement remonter en classe F ou E sans même que des travaux aient été réalisés.
Notre conseil : Avant d'entamer toute procédure, vérifiez si votre DPE est à jour. Si votre logement était classé G en 2024, il est possible qu'il ne le soit plus avec ce nouveau calcul. Demandez à votre propriétaire de faire rééditer le diagnostic via le simulateur de l'ADEME ou par un professionnel.
3. Vos recours si le logement reste classé G
Si, malgré le nouveau calcul, votre logement reste classé G, vous disposez de leviers d'action puissants pour faire valoir vos droits. Voici la marche à suivre pour améliorer votre confort.
Étape 1 : Le dialogue et la demande de travaux
Chez Roomlala, nous prônons toujours la communication. Commencez par informer votre propriétaire (ou l'hébergeur) de la situation. Envoyez un courrier recommandé avec accusé de réception lui rappelant que le logement est classé G et donc considéré comme indécent. Demandez-lui de réaliser les travaux nécessaires pour atteindre a minima la classe F.
Exemple concret : « Monsieur le propriétaire, mon bail se renouvelle le mois prochain. Le logement étant classé G, il ne respecte plus les critères de décence légaux. Je vous sollicite pour planifier des travaux d'isolation (fenêtres, murs) afin de conformer le bien à la loi. »
Étape 2 : La mise en demeure et la justice
Si le propriétaire refuse ou ne répond pas sous 2 mois, vous pouvez saisir la Commission Départementale de Conciliation (CDC) ou directement le juge des contentieux de la protection. Le juge peut alors ordonner :
- La réalisation forcée des travaux sous astreinte.
- Une réduction de loyer conséquente tant que les travaux ne sont pas faits.
- Dans des cas extrêmes, la suspension du paiement du loyer (ne le faites jamais de vous-même sans décision de justice !).
4. Les exceptions : Quand l'interdiction ne s'applique pas
Il est important de noter qu'il existe des exceptions, bien que rares, qui peuvent exonérer le propriétaire de réaliser les travaux immédiatement :
- Copropriété bloquante : Si le propriétaire a la volonté de faire des travaux mais que ceux-ci concernent les parties communes (isolation par l'extérieur, toiture) et ont été refusés par l'Assemblée Générale des copropriétaires, il peut être temporairement exempté de l'interdiction, à condition de prouver ses démarches.
- Contraintes architecturales : Si le bâtiment est classé monument historique et que les travaux modifieraient son apparence de manière non autorisée.
5. Se loger en toute sérénité avec Roomlala
Dans ce contexte législatif mouvant, trouver un logement conforme devient une priorité. Sur Roomlala, nous encourageons nos hébergeurs à mettre à jour leurs informations et à fournir des logements de qualité. En tant que locataire, n'hésitez pas à poser la question du DPE dès la prise de contact via notre messagerie sécurisée.
Louer chez l'habitant est souvent l'occasion de vivre dans des logements mieux entretenus, où le propriétaire vit parfois lui-même, garantissant ainsi un meilleur confort thermique que dans certains parcs locatifs anciens non rénovés.
En résumé :
1. Vérifiez la classe énergétique de votre logement (DPE).
2. Attention au nouveau calcul 2026 qui peut changer la note.
3. Si le logement est G, demandez des travaux ou une baisse de loyer.
4. Privilégiez le dialogue amiable avant le recours juridique.
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